Carnet de route

Tour et ascension du Mont Viso

Le 13/07/2017 par Guillaume Bachelier

Ce fut splendide. Long, mais splendide!

 J1- Nous voilà partis, une fois n'est pas coutume, avec ma douce (oui bon prévenir la veille du départ n'est peut-être pas le plus efficace pour partir en groupe!). Après une courte nuit à la roche écroulée (lever aux premières lueurs du soleil), direction le col du porc. Très poétique. En attendant, joli point de vue et via ferrata bien ludique pour rejoindre le névé en contrebas :). La suite de la journée sera une partie de cache-cache avec les nuages venant draper le Viso. Splendide. La nebbia qu’ils disaient dans le topo ! Maintenant on sait : arrivés (très) tôt au bivouac (rappelez-vous : lever 5h), la doudoune est de mise. Dire qu’il y en a qui souffrent de la chaleur :D.

J2- Chat échaudé craint l’eau froide. Lever 4h pour redescendre avant les nuages. En plein déjeuné, voila ti pas qu’on voit passer la horde de cordée venue du refuge : on est à la bourre ! Qui l’eut crût ?? Hop hop on plie tout ça et on rejoint la colonne, bons derniers. La remontée du col de la Sagnette est un vrai plaisir : via ferrata #2, joli lever de soleil avec une lumière incroyable et pour finir une harde de bouquetin cette fois :). Par contre, Newton avait raison, la gravité est bien une force qui tire les gros sacs vers le bas… Du coup, on se déleste de l’essentiel passé le col pour faire la montée à vide. Efficace ! On dépasse toutes les cordées partie devant nous sur la looooongue montée au sommet. Ben oui, même si c’est que du II, les 600m de crapahutage encordé ça use ! D’ailleurs ça use autant à la descente :) En attendant, vue à 360 au sommet avec de beaux nuages en toile de fond pour faire ressortir la croix. Splendide ! Une petite déception tout de même : on nous avait promis un panorama inoubliable. Mouais. Le viso est tellement isolé que le Mont Blanc ressemble à une chiure de mouette sur les rochers et les Ecrins guère mieux :$. Reste un point sensible pour bien finir la journée : trouver un coin pour poser la tente. Et là c’est un grand moment de solitude quand on voit les lacs d’en haut. Du caillou en veux-tu en voilà ! Une formation fakir pour la nuit ??? Et bien non. On se déniche un petit nid douillet 5*. Et les sacs sont vraiment beaux !

J3- La der des ders. Lever… 5h : la route est longue. Et puis la montagne est tellement belle aux premiers rayons du soleil (voir photos), ce serait vraiment dommage de ne pas en profiter :) Après moult hésitations, on décide de longer le bord du plateau pour profiter du paysage avant de plonger dans le chemin « à la viabilité non garantie ». C’est ça. « Into the wilde » : plus de marques (c’est qu’on s’était habitué aux pointillés jaunes dignes d’une autoroute en travaux), pas de cairn et 600m de pierrier où les traces de passages antérieurs ont disparues dans les pierres. Pierres qui ne demandent d’ailleurs qu’une chose : nous accompagner jusqu’en bas ! C’est gentil mais sans façon. A noter : ne pas rater le seul cairn de la descente sur la droite pour sortir de l’ornière, sinon… ben vous nous raconterez :D. La fin de la journée est un long fleuve tranquille dans de très beaux paysages et avec vues imprenables sur le Viso. Et pour ne rien gâcher, le chemin le long du torrent est très bucolique avec des fleurs comme on n’en avait jamais vu en cette saison. On se croirait au printemps !

Bref, un week-end mémorable.

Guillaume

PS : on ne vous racontera pas le retour en voiture qui fut épique pour cause course cycliste Briançon-Izoard avec plus de 12000 participants !!!







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