Carnet de route

Mont-Blanc par la voie Royale

Le 02/06/2018 par Guillaume Bachelier

Splendide course !  Au gout d’inachevé…

Comment finir cette saison quelle que peu hors norme ? En faisant le Mont-Blanc depuis le bas de la vallée ! Tel est le « défi jeune » que nous nous sommes fixé avec Laurent.  Nous commençons donc par quelques 800 m de rando estivale avec nos enclumes dans le dos (faut bien porter les chaussures de skis !) avant de prendre pied sur la neige pour les 1000 m suivants. Et honnêtement, on a pas regretté : rien à voir avec une montée par le téléphérique ! En bonus, le soleil est radieux et les sommets couverts de neige immaculée. Ca fleure bon le jack-pot de fin de saison ça. La jonction passe sans souci et c’est vers 13h que nous arrivons au refuge des Grands Mulets (c’est nous ça ??) sur un rocher tout sec. Et pour bien finir la journée, le gardien nous annonce que la voie Royale et la face nord du Mont-Blanc sont en supers conditions. La classe.

Lever 1h dimanche pour un départ sous les étoiles. On est dans les tous premiers à quitter le refuge (c’est pas faute d’avoir pris notre temps !). Direction la fameuse voie Royale, effectivement en top conditions :). Juste une courte portion (la plus raide) en glace et quelques passages où elle n’est pas loin mais rien à voir avec les comptes-rendus d’il y a trois semaines. Ca a du bon les orages tous les jours :D. Arrivés sous le Dôme du Gouter nous sommes accueillis pas un petit vent glacial (tu parles d’un effet de foehn !) mais surtout quelques nuages au sommet du Mont-Blanc. C’est pas le bonnet d’âne mais pas non plus de bon augure. Et malheureusement pour nous, ça se confirme au Vallot. Le sommet se charge, visi bouchée par intermittence. Il est urgent de faire un point météo ! Bon, ben meteoblue est sans appel : revirement total (tiens, ça me rappelle la Grande Casse ça) avec orage prévu à 13h. Bref, pas le choix : on ne va pas s’engager sur l’arrête des Bosses et la face nord dans la purée de pois. Joueurs, mais pas suicidaires ! D’ailleurs, la suite nous donnera raison : la descente partiellement au radar pour rejoindre les grands plateaux laisse peu de place au doute… sauf que… Sauf que pas même une heure après, de retour aux Grands Mulets, les nuages se déchirent et ça vire au grand beau !! ARGHHHH ! Damned.

La morale ? Ben y’en a pas. Aucun regret sur le choix fait au vu des conditions locales et des infos météo mais une frustration XXXL (il parait que c’est bon pour l’égo mais ne pas en abuser non plus :). Mais comme à toute chose malheur est bon, nous tirerons de l’expérience un bon enseignement : si les prévisions météo sont un outil précieux pour préparer sa course (cette saison en a été une bonne démonstration tout autant que ce week-end d’ailleurs !), ce sont les images satellites qu’il faut regarder pour anticiper la météo locale à court terme !! Le créneau météo était clairement visible sur les images satellites de meteoblue, même si la prévision était complètement dans les choux. Et si nous étions un peu comme des poissons rouges sortis de leur bocal au Vallot à 7h, il nous restait dix fois le temps de faire les 450 m qui nous séparaient du sommet, même en rampant ! Bref, c’est avec plein d’images dans la tête mais le cœur un peu gros que nous redescendons les quelques 3150m qui nous séparent du plancher des vaches. Rendez-vous est pris pour l’acte 2. L’année prochaine ??

Guillaume







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