Carnet de route

Week-end Vanoise #1: Brêche de la Portetta

Le 30/03/2019 par Guillaume Bachelier

Prologue :
- Elle : non, ça non.
- Lui : non ?
- Elle : NON !
- Lui : sûre ?
- Elle : …

Voici peu ou prou le terreau fertile dans lequel j’ai semé la petite graine de la Portetta. Mais à cœur vaillant, rien d’impossible ! Et puis on a déjà vu des fleurs pousser dans le désert :D. Pour celles et ceux qui qui seraient avides de connaitre les multiples rebondissements de ce roman à suspense, je vous recommande « l’incroyable histoire du Grelou et de la Grelinette » éditée par le cercle des poètes disparus (voir photo 01). Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées est totalement fortuite, mais là je m’égare.

Nous voilà donc partis avec Gabriel, Michel, Sophie et Laureline pour un week-end qui restera dans les mémoires. Objectif J1 : la Brêche de la Portetta ! J’en rêvais depuis des années (ma douce un peu moins): du 4.3 avec 250m de 40/45 et passages à 50 dans un paysage simplement incroyable. La montée se fera dans une neige… de printemps. « Vous reprendrez bien un peu de dure aux 4 vents ou de la tôle aux amandes solaires ». Bref, passons, c’est le printemps, les petits oiseaux, les fleurs, les levers mâtineaux (4h pour nous) et le doux son des couteaux. Faut s’y faire. Et puis il y a eu le coup de foudre. Ces roches dentelées, ces étroitures tout droit sorties du seigneur des anneaux. Le soleil qui joue à cache-cache et la neige qui court entre les falaises. Magique. Féérique. Inoubliable. On en ratera même la Brèche emportés par l’élan (je ne parle pas de Gabriel, hein :) et hypnotisés par le paysage. Retour donc vers l’antre de la bête. Le couloir a des airs de piste de kilomètre lancé version bobsleigh avec ses glissières de sécurité de plusieurs centaines de mètres de haut, histoire de ne pas se faire la malle entre temps. Et la neige ? Passée au ratrack par les multiples prédécesseurs : dense, lissée à souhait (vous avez déjà vu des préparateurs de slalom ?), accroche parfaite. Mais bon, comme qui dirait, c’est pas de la poudre ! Prudence donc et amarrage de rigueur pour les moins téméraires pour passer la portion (très courte) à 50. Pour Michel et moi, ce sera en freeland :)). Derrière ça se calme un peu. Donc lâché de gazelle ! On aura droit à une démonstration de descente en mode sécu++, bonne approximation de la transformation adiabatique réversible :D. Mais l’essentiel était ailleurs : c’est en forgeant qu’on devient forgeron et il faut bien commencer un jour. Au final, une première dans ce niveau de difficulté pour les miss, dans un cadre à couper le souffle, une neige fort agréable et avec la montagne pour nous. Que demander de plus ? Dans la vie, il y a des rêves qu’il faut réaliser. Celui-là en faisait indéniablement partie.

Epilogue :
- Elle : trop beau !
- Lui : énorme :D
- Elle : même pas peur !!
- Lui : Je t’aime
Et ils vécurent heureux et ont déjà deux enfants.







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