Carnet de route
Lac de la Balmette, l'Etang des Boeufs
Le 05/07/2026 par Michel Masselot
Participants : Antonin, Alice, Hélène, Jean-Louis, Jean-Marc, Cécile, Roland, Élisabeth, Florence, Brigitte et Michel
Météo parfaite. Le vent du nord tempère la chaleur, soleil violent. Pas un nuage, pas un sillage d’avion.
Sur une excellente idée d’Antonin qui co-encadre depuis deux ou trois sorties, nous partons d’Articol, le seul village sans parking.
Montée sèche bien raide sur un sentier de travail des anciens. Une maxime : si on était monté moins vite, on aurait été plus fatigués. Encore faut-il le démonter.
Premier test, une passerelle étroite et un peu souple sur le torrent. La pente s’adoucie dans la hêtraie, la lande de rhododendrons prend le relais jusqu’au Chalet de Rif Premier, préparé pour l’estive mais pas encore occupé. Pas de troupeau, pas de patou.
L’aventure commence ici. Passage raide, Antonin trouve le bon cheminement, on protège la partie aérienne avec une main courante et pour finir on remonte le pierrier avec précaution. Pas une pierre ne bouge sous nos pieds.
Sommet de Roche Blanche (2257 m), beau belvédère sur le Pic Lamartine et le Grand Pic. Conciliabule pour définir quand et où manger. A l’unanimité d’un rapide sondage (Et oui, la démocratie évolue) le groupe opte pour le Lac de la Balmette.
Recherche du passage entre quelques barres rocheuses, direction le grand névé de fond de cirque qui nous attire et conduit confortablement au lac.
Pique-nique et sieste rapide, les marcheurs se répartissent par moitié entre deux options : sieste allongée ou l’Étang des Bœufs.
La montée à ce petit lac méconnu est identique à la précédente. Les cailloux de plus en plus bariolés distraient les randonneurs à chaque pas. Quel spectacle à l’arrivée : un petit bijou dans son écrin sur fond de Grandes Rousses.
Descente, regroupement, on rejoint le GR vers le nord. Un petit détour pour visiter un autre vallon et augmenter la surface de la trace.
Surprise en changeant de versant, nous découvrons les cicatrices de la grande avalanche qui bloqua Le Rivier d’Allemont pendant trois jours cet hiver. Des arbres coupés à mi-hauteur, d’autres abattus, certain sont même partis très loin. Cheminement difficile et long, nous sommes rassurés par la passerelle toute neuve. Nous n’aurions pas pu traverser le torrent puissant. Fin longue et sereine.
C’était du grand Belledonne, sauvage et magnifique.
D+ 1 550 m ; distance 14 km ; durée 9h30 ; surface 284 ha





