Carnet de route
Col de la Masse et col d'Aussois
Le 09/10/2022 par Christine Faury
Participants : Serge, Christine
L’objectif annoncé du we, était de monter le dimanche à la Roche Chevrière (3281m) au-dessus du refuge du Fond d’Aussois. Mais parfois, il faut avoir un plan B, on nous le dit dans tous les stages.
Une petite pluie fine samedi matin à la gare de Grenoble annonce la couleur du we. Une fois débarqués à la gare de Modane sous un ciel pourtant presque bleu, un taxi nous dépose au Plan d’Aval (2032m) d’où nous partirons vers le col de la Masse (2923m) en guise de première randonnée. On ne va rien vous cacher, les éclaircies passagères du matin, laissent rapidement la place à la brume, et quelques flocons nous accueillent au col pour nous prévenir que le soleil est définitivement fâché aujourd’hui.
Nous rejoignons le refuge du Fond d’Aussois entre les gouttes, en espérant une bienveillance météorologique pour le lendemain.
Que nenni ! Il a plus toute la nuit, et entre deux nuages, quelques sommets saupoudrés de blanc apparaissent. La Roche Chevrière, quant à elle, ne daignera même pas se montrer. Qu’importe, on active le plan B pour monter au col d’Aussois, en espérant peut-être même monter à la Pointe de l’observatoire. Mais pour observer quoi ?? La purée de pois épaisse au col d’Aussois, ne nous encourage guère à poursuivre. Nous faisons demi-tour, et une fois sous la couche nuageuse, les couleurs ocres de l’automne illuminent le plafond gris. Charme de cette saison !
Nous avons tout notre temps pour redescendre à Aussois par une des multiples sentes désertées à l’automne. Un coup de pouce sur la route, et nous arrivons rapidement à la gare de Modane où notre train ne partira qu’en milieu d’après-midi. Tant mieux ! Cela nous laisse tout le temps pour contempler une magnifique exposition photographique temporaire sur les murs de Modane, consacrée aux paysages d’Islande ; d’autres montagnes, d’autres glaciers, d’autres végétations… Tiens, mais la couleur du ciel islandais ressemble étrangement à celle du nôtre aujourd’hui ! Et pourtant le photographe a su en dégager de merveilleux clichés.
Morale de l’histoire, il y a toujours des trésors cachés sous un ciel gris !
Christine




