Carnet de route
Montagne de la Ponsonnière
Le 22/02/2026 par Michel Masselot
Camp d'hiver 2026 J5 Montagne de la Ponsonnière au départ du Pont de l’Alpe
Participants : Elizabeth, Elise, Christophe, Dominique et Michel.
Météo radieuse, tiède à souhait, risque 3.
Nous choisissons cette destination pour raccourcir le trajet retour en Grésivaudan.
Départ matinal, montée régulière par le chemin d’été. Le Bouquetin nous attend, patient, fier des ses étiquette auriculaires. Deux photographes en plein shooting, vingt randonneurs silencieux ne le dérangent pas, même à 10 m. Il pose, malicieux, mâchonnant son lichen du petit déjeuner.
Un large faux plat, une courbe vers la gauche à la rencontre de quatre chamois qui nous observent depuis la falaise : deux éterlous et leurs mères.
Les skieurs partent au col du Lauzet, les raquetteurs vers le refuge du Clos des Vaches et la Montagne de la Ponsonnière, sous la tête de la Cassille. La trace est faite, autant en profiter. Mais la cabane du berger qui domine le Grand Lac nous attire trop. On sort du chemin, plusieurs s’exercent à tracer, on contourne les pentes raides, on franchit une petite corniche et on se laisse aller. Première expérience de descente bien raide, cela va beaucoup mieux sans les cales de montée !
Pause au sec, à proximité de la cabane. Le chocard opportuniste nous rejoint aussitôt. Quelques miettes de waza l’attirent, mais un gros morceau l’éloigne, il a trop peur que ses collègues viennent le lui disputer et il va le manger, caché dans les barres rocheuses.
Un groupe de raquetteuses vient profiter de l’endroit, ce sont elles qui ont tracé tout le vallon ce matin.
Descente dans le sauvage, à vue entre les plaques et les gros rochers tombés des Arrêtes de la Bruyère. On admire le travail du vent qui a creusé jusqu’au sol : 2,5 m de neige.
On passe prendre un café au refuge, on y retrouve nos collègues pour un debriefing rapide avant de regagner les automobiles. Deux gendarmes nous informent que la route du retour est coupée ; mauvaise pioche, retour par le Fréjus ou le col de Manse avec 2 h de route en plus.
Qu’importe, cela ne gâchera pas ce séjour magique.
Merci aux organisateurs qui ont permis cela, gardant le cap malgré les conditions délicates.
D+ 860 m ; distance 11 km ; durée 6h30 ; surface 23 ha





