Carnet de route
Tour du Viso 2022 du 8 au 14 juillet
Le 08/07/2022 par Michel Masselot
Participants : Florence, Béatrice, Joëlle, Elisabeth , Servane, Brigitte, Jacques et Michel
Météo parfaite, très claire les deux premiers jours puis des nuages sur la frontière, frais le matin, doux l’après-midi.
Plus de neige nulle part, les gardiens se demandent déjà comment ils vont finir la saison.
Encore beaucoup de fleurs, même si nous sommes venus voir les cailloux.
Les bouquetins placides nous observent à la Brèche de Ruine et s’étonnent de nous voir passer, très légers, dans un sens puis dans l’autre.
A Giacoletti, ils lèchent les pierres devant le refuge ; dommage que je ne soit pas rémunéré au nombre d’animaux sur les photos.
Au Pas de Sellard, une bête nous laisse une touffe de poils.
Marmottes, chamois, bouquetins et aigles du Queyras, un héron au col du Longet, un triton ou salamandre se donnent le mot pour nous ralentir. Impossible de tenir un horaire avec toutes ces bestioles.
Les roches tiennent toutes leurs promesses, la carte géologique guide nos pas après un bref rappel, autour d’une bière, du contexte de la formation de cette région.
Les observations ont commencé avec les failles séparant les marbres et les dolomies entre le Col Vieux et les lacs Foréant et Egorgéou.
Ensuite, serpentine, ophiolites, subduction, 80 km de profondeur dans le manteau de la Terre et tout remonte en vrac. Un océan ? Comme à Chamrousse ? oui mais ce n’est pas le même.
La géologie présente au moins un avantage pour la marche : les randonneurs regardent leurs pieds.
Les refuges jouent le contraste : bivouac magnifique, refuges de bord de route, de moyenne altitude, d’alpinistes.
Nous évitons l’usine de Quintino Sella pour la nuit mais y prenons un expresso, seuls en terrasse à 10h du matin et bien conseillés par sa gardienne: Vous êtes sûr de vouloir aller aux lacs Fortioline ? Vous connaissez le chemin? et la nebbia ?
Ce fût une bien belle étape où l’on comprit que la dénivelée et la longueur ne peuvent pas tout décrire.
Uniquement des très gros cailloux magnifiques, des chaines à n’en plus finir. Et là ? Auraient-ils oublié les chaines ?
En tous cas en Italie les baliseurs n’économisent pas la peinture et même avec un trait quasiment continu, on peut s’égarer en plein jour ; alors on ajoute les cairns.
Polenta aux saucisses gouteuses à Valente pour la pause de midi et nous montons en direction de la Pointe Joanne.
Changement de décor, on entre dans les schistes lustrés et les sentiers confortables. Hors sentier, nous prenons une leçon d’orchidées avec un couple de spécialistes recenseurs et protecteurs.
Nous allons découvrir le nouveau bivouac du col du Longet (6 matelas – 12 places) éclairé par une grande baie vitrée.
Nous recherchons la Perte de l’Ubaye et de sa résurgence, inspectons la serpentine du Col de la Noire et de la Farnéiréta.
Nuit au refuge de La Blanche, complet et confortable ; enfants, randonneurs au long cours, touristes, ânes et porcelets. Nous apprenons que ce refuge est maintenant la propriété de l’association La Vie Sauvage, organisatrice de treks et randonnées alpins.
Dernière étape vers le Rouchon et les Sagnes Longues, jardin des locaux qui viennent récolter.
Et enfin nous rejoignons juste avant l’averse, les voitures laissées au col Agnel.
L’ambiance bienveillante du groupe nous aida à surmonter les difficultés passagères. Et pour sûr, les bons moments nous accompagnerons longtemps.
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Départ |
Arrivée |
D+ |
D- |
Longueur |
Durée |
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J1 |
Col Agnel |
L'Echalp |
700 |
1550 |
17 |
6h30 |
|
J2 |
L'Echalp |
Granero |
1200 |
560 |
10 |
6h20 |
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J3 |
Granero |
Giacoletti |
980 |
600 |
8 |
7h10 |
|
J4 |
Giacoletti |
Boarelli |
670 |
620 |
11 |
6h30 |
|
J5 |
Boarelli |
Laghi blu |
1080 |
2100 |
21 |
10 |
|
J6 |
Laghi blu |
La Blanche |
1430 |
750 |
16 |
10 |
|
J7 |
La Blanche |
voiture |
550 |
850 |
9 |
6 |
|
Totaux |
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|
6600 |
7050 |
91 |
52h |
Surface hors norme de 8 800 ha.





