Carnet de route
J3 Camp d'hiver : La Blanche, ça ne s'invente pas !
Le 20/02/2026 par Guillaume Bachelier
LA journée de tous les superlatifs ! De toute évidence, des moments suspendus qui resteront dans les mémoires.
Faut dire qu’on a commencé fort… en dégageant à la pelle un chasse neige qui avait pris appui sur un trafic
. Collector.
Et puis la population locale a le don de vous remonter à bloc. Echange #1 avec les pisteurs en bas de la station :
- A votre place, je n’irai pas, ça glisse de partout aujourd’hui à cause du vent !
-
Merci pour le conseil
Echange #2 avec les pisteurs en haut de la station :
- Il y a des gens qui sont partis vers l’arrête, et ils ont fait demi-tour. C’est dangereux aujourd’hui.
-
On fera demi-tour aussi alors
Et là vous commencez à parlementer avec l’homme tout rouge qui trône sur votre épaule gauche : contrecarrer les paroles pleines de sagesse de l’homme à plume sur votre épaule droite. J’ai finalement droit au purgatoire devant un auditoire qui claque un peu des genoux : « écoutez, on va voir jusqu’à l’arête et là on prendra une décision ! ».
Bonne pioche
. L’arête se révèle de toute beauté avec ses corniches et sa trace à ski parfaite, sur le fil. Sans compter les sommets qui se détachent en arrière-plan ! On n’ira cependant pas taquiner la dame Blanche au vu de la fatigue qui pointe dans le groupe. C’est qu’il y a la descente à gérer et là, faut garder un peu de jus ! L’option des grandes pentes en contre-bas de l’arrête sont bigrement alléchantes. Mais sous le vent des corniches et bordées de ravins d’après la carte. Oui mais la redescente par l’arête en crampons est nettement plus sûre… Et c’est reparti avec les épaules qui chatouillent ! Et puis faut tenir ses troupes qui ont déjà la bave aux lèvres
. La raison l’emportera finalement…
… jusqu’à ce que deux énergumènes (qui se révèleront être de fins connaisseurs du coin) viennent tout faire voler en éclats en faisant parler la poudre sur les pentes vierges
. Les yeux s’arrondissent, les mâchoires tombent, je sens comme un petit vent frai de révolte populaire caresser ma nuque
. On suivra tous le périple des deux trublions qui dessine un chemin sûr dans les pentes inconnues. C’est trop pour résister plus longtemps : Cavalerie, en avant !!
Heu je ne sais pas s’il ne faut pas censurer la suite. Ames sensible et jeune public, veuillez détourner les yeux et les oreilles ! Je crois que c’est l’une des meilleures descentes des annales
. La neige vole dans tous les sens jusque dans le cou. Une profondeur insondable au bâton. C’est l’orgie intégrale sur toute la descente !! Certains gouterons plus la neige que d’autres mais la jubilation est partout. Les cuisses chauffent mais l’impression de vivre un moment unique emporte tout. Enorme.
Guillaume





